L'art du Bogolan

Publié le par cultures-maliennes

Le nom bogolan en langue bambara veut dire "fait avec de l'argile".

L'origine de cet art est très ancienne. C'est une technique de teinture du coton à tissé et cousu en bandes qui se réalise en plusieurs étapes selon un long processus qui fait alterner trempage, lavage et séchage.

 

Le tissu est plongé dans une teinture végétale, une décoction de n'galama (feuille de l'arbre anogeissus leiocarpus) qui va donner la coloration de base et qui sert également de fixateur pour rendre le noir indélibile. Le tissu est ensuite exposé au soleil et prend une belle teinte jaune afin de devenir le support du travail de l'artiste.

À l'aide d'une craie, celui-ci trace les motifs du bogolan qui sera aux couleurs de la terre. L'artiste aura ensuite plusieurs couleurs naturelles à sa disposition.

 

Le noir est de l'argile tirée du marigot et fermenté plusieurs semaines dans une jarre. Le blanc est une décoloration. Le marron clair est le résultat d'une décoction d'écorces de néré et le marron foncé s'obtient en mélangeant le n'galama et l'argile. L'ocre jaune s'obtient en mêlant le n'galama à de la cendre. Le rouge bourgogne résulte de la décoction de l'écorce du raisin sauvage. L'obtention des parties blanches de la pièce de bogolan ne se fait plus en frottant ces parties au savon. Un mélange de lessive en poudre de chlore et de savon de karité sert de décolorant puissant.

 

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Photo par Jean Louis Poitier - Licence creative commons http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr

Publié dans Artisanat

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