Amy Koita, la diva mandingue

Publié le par cultures-maliennes

Amy Koita est née en 1952 à Djoliba dans une famille de griots. Sa mère est originaire de Kirina, lieu de la célèbre bataille de Soundiata Keïta au treizième siècle. Son père, Bengali Fodé Koita, décèdera quand Amy sera âgée seulement de trois ans. Ce personnage connu dans tout le Mali possédait une connaissance importante de l’histoire du Mali et en en particulier celle des rois et empereurs du Mandé.

 

Après la mort de son père, Amy part avec sa mère à Bamako. Amy sera révélée au public dès 1966 à l’occasion d’un concours de chant organisé pour recruter les chanteurs de l’Ensemble Instrumental National du Mali créé par Modibo Keita, premier Président de la République et père de l’indépendance malienne. Amy Koita intègrera cette formation à 17 ans avec laquelle elle fera de nombreuses tournées au Mali et à l’étranger.

 

En 1978, elle quittera l’Ensemble Instrumental National du Mali et entamera une carrière solo. Elle sort cette même année un enregistrement sur cassette alors que les griots se produisaient jusque là seulement pour des commanditaires privés à l’occasion des différentes fêtes et cérémonies. Depuis la reconnaissance et le succès n’ont fait que grandir au Mali comme à l’extérieur.

 

Amy s’est produite sur tout le continent Africain, en Europe, aux Etats Unis, au Canada. Elle offrit une prestation très remarquée à l’UNESCO pour la remise du prix Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la paix, en présence notamment de François Mitterrand, de Mario Soares, d’Abdou Diouf, de la Reine Béatrice des Pays Bas, de Jacques Chirac et de Frederico Mayor, Secrétaire Général de l’UNESCO.

  

 

Discographie :

- Bomboli Niaré (1976-1978)

- Néné Daou (1978-1980)

- Tata Sira (1986)

- Nakan (1988)

- Mory Djo (1989)

- Mamaya (1989)

- Djamba Kono (1992)

- Le défi  - L’expérience (1994)

- Djiguy (1997)

- Sarama (2000)

- Best of (2001)

- Africawé (2003)

 


Publié dans Musique

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